Diam's - Enfants du Desert

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# Posté le samedi 12 décembre 2009 17:34

Les personnalités qui soutiennent l'association

Djura, Salem Kacet, Fadila Mehal, Les Mariannes de la diversité, Olivia Cattan, Dominique Simon Peirano, Michelle André, Safia Otokoré, Nacer Kettane, Rachid, Kaci, Akli Mellouli, Ghaleb Bencheick, RimK, Rachida Khalil, Said Saadi, Gérard Louvin, Pierre Moscovici, Mouloud Amari, Sorif, Smain, Manuel Aeschielman, Gilles Cocquempot, Elie Aboud, Mohand Ikherbane, Ferhat Mehenni, Farrudja Amazit, Amar Dib, Ourida Brame, Sylvain Ettori, Mahfoud Bellabas, Belkacem Ouadi, Rama Yade, Gisèle Halimi, Pascal Garbarini, Malik Lounès, Simon Renucci, Camille de Rocca Serra, Nadia Choukhi, Jean Paul Huchon, Charles Piketty, Fodé Sylla, Smain Patrick de Carolis, Samir Djaiz, Norbert Tricaud, Corinne Goldberg, Fanny Ait Kaci, Dany Boon, Amel Bent, Doguad Dogui, Alain Pierre Netter, Florent Pagny, Lounis Ait Menguellet, Claude Bartolone, Omar Tibourtine, Diam's, Tarik Ramadan...

Les comités du village d'Ifigha (l'un à Paris l'autre en Kabylie)

Merci à eux et nous esperons que d'autres viendront nous rejoindre
Les personnalités qui soutiennent l'association
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 06:59

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 20:10

Yala

Selon Ibn Khaldoun, le départ de populations de la Kelaâ débuta, pour· certains, dès l'apparition dans le voisinage des éléments précurseurs de la tribu des Benou-Hillal. La légende rapporte de la manière suivante les circonstances qui avaient amené Yala et sa famille à émigrer dans les Babor, région appelée aujourd'hui « Aït Yala-net-Zemmourine ». Yala avait un jardin aux portes de la ville où il cueillait le raisin de sa vigne en cet été de 1061. Le transport se faisait à dos d'âne dans des choiris. Habituée au même chemin, la monture regagnait seule le domicile où l'attendait le fils qui déchargeait le fardeau. L'âne revenait au jardin où Yala et ses autres enfants accomplissaient leur tâche. Le va-et-vient se faisait sans encombre. Les gens habituées à la discipline imposée par le prince El Mansour, étaient correctes, honnêtes, respectueuses des biens d'autrui, ce qui faisait de la capitale un havre de paix et de prospérité. Au cours de ce va-et-vient, l'âne, un jour, tarda à revenir. Yala, inquiet « reprit le chemin habituellement suivi par sa monture. A quelques pas de là, « il le vit arrêté, la charge en déséquilibre. Quelqu'un s'étant donc « amusé » « à perdre quelques grappes de raisin fit pencher la charge qui obligea la « bête à s'arrêter, Après avoir rétabli l'équilibre, Yala reconduisit l'âne à la « maison. Mais non loin des remparts, il vit des individus étranges qui « s'apprêtaient à camper au milieu de leurs chameaux, Il ne douta plus des « auteurs du vol de son raisin. Le soir, quand tous les siens étaient rentrés, il tint un conseil de famille « pour discuter des événements de la journée et des mesures effrayantes « qui circulaient sur les nouveaux arrivés. Après que chacun ait donné son « avis sur l'attitude à prendre en la circonstance, Yala exprima le sien en ces « termes : « l'homme au méhari dont on avait vaguement entendu parler est sous « nos murs, d'un moment à l'autre, nous risquons d'être ses victimes, son « geste d'aujourd'hui atteste qu'il est sans scrupule et qu'il ne respectera « pas le bien d'autrui, il faut avant qu'il soit trop tard quitter ces lieux, et « pour ne point éveiller l'attention des voisins, nous allons faire semblant de « nous disputer et décider, sous le mouvement de la colère, la vente de nos « biens à l'exception de la maison. Quant au troupeau, il partira dès l'aube et « nous attendra à une journée de marche vers le nord.

Le lendemain tout se passa comme prévu, et, la nuit tombante, rien ne « manquait pour le départ, Au moment où tout le monde dormait, que la ville « était déserte, Yala et ses gens quittèrent pour toujours la Kelaâ, Au matin, « les voisins s'étonnant du silence qui régnait dans la maison, forcèrent la porte. « Les chambres étaient vides, quelques objets sans valeur gisaient ça et ià, « On remarqua cependant dans un coin un Gassaâ (plat en bois). Quand « on la souleva on découvrit deux pigeons : l'un après quelques mouvements « s'envola, l'autre se blottit dans un coin. On s'aperçut qu'il portait quelque « chose au cou ; c'était un pli portant l'inscription suivante : « Celui qui a « des ailes s'envole, celui qui en est dépourvu reste à la merci du premier « venu ». Il faisait allusion à l'intrusion des nouveaux étrangers et conseillait « à ceux qui étaient conscients du danger de quitter le pays alors qu'il était encore temps. Après quelques jours de marche, Yala et sa famille campèrent au bord « de la rivière Chertioua, au nord de Bordj Bou Arreridj, mais ce lieu n'offrait « pas les garanties suffisantes de sécurité et de viabilité : de l'eau tiède, « des moustiques pas d'abri sûr Contre un éventuel ennemi. " chargea donc son berger de repérer dans la montagne un erdroit de conditions avantageuses. Ce fut grâce à 1'un des ces boucs appelé « Abadh » qu'il trouva une « clairière bien abritée, facile à défendre, au bas de laquelle coulait une source fraîche et abondante ou sa bête venait se désaltérer aux heures chaudes de la journée. Yala s'y établie et prospéra.
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# Posté le samedi 14 novembre 2009 12:22

A nos origines


A l'époque romaine, les populations qui occupaient la région étaient connues sous le nom de Banioures, de Kedamouziens (Ketama) et des Babares (desquels vient le nom Babor donné à la montagne) dans les massifs des Babor et de Tababort.

Sur les deux rives de la Soummam, en amont, vivaient les Nababes et les Masinissences (Imsisen) concentrés sur les pentes occidentales des Biban, et en face sur les pentes du mont Ferratus (Djurdjura) ; plus bas, et sur l'autre versant du Djurdjura dominaient les Quinquegentiens [1] dans l'espace compris entre Bougie et Dellys . [2] Ibn Kheldoun les rattache à la tribu des Sanhadja dont ils constituent les deux branches : Zouaoua à l'Ouest, Ketama à l'Est.

Les Zouaoua occupaient les territoires s'étendant entre EI Djazair bled Mezghena (Alger) au golfe occidental de Bougie. Ils « habitent au milieu des précipices formés par des montagnes tellement élevées que la vue en est éblouie, et tellement boisées qu'un voyageur ne saurait y trouver son chemin.

C'est ainsi que les Béni-Ghobrin habitent le Ziri, montagne appelée aussi Djebel - Zan, à cause de la grande quantité de chênes-zan dont elle est couverte, « et que les Béni-Feraoucen et les Béni-Iraten occupent celle qui est « située entre Bougie et Tedellis (versant Ouest). les Fenaïa la vallée et les pentes orientales du Djurdjura. Cette dernière montagne est une de leurs retraites les plus difficiles à aborder et les plus faciles « à défendre ; de là ils bravent la puissance des gouvernements, et « ils ne paient l'impôt qu'autant que cela leur convient ... » [3]

« Les Ketama occupaient les territoires s'étendant entre El Coll et Bougie le long du littoral, et les plaines du Midi jusqu'au massif « des Aurès. Leurs principales villes étaient : Igudjan, (près d'Ain El Kenira), Sétif, Baghaïa, Negaous, Bélezma, Mila, Kessentina, Skikda, El Coll, Djidjel ... »

Dans la région qui nous préoccupe, la fusion entre Ketama et Zouaoua si proches les uns des autres, s'enrichit de nombreux apports extérieurs. [4]

A l'époque phénicienne et carthaginoise, des éléments orientaux et maghrébins de l'Est s'étaient déjà fondus dans la masse au moment de l'établissement des Romains [5], Les Berbères romanisés au service de l'Empire venus des localités voisines ou des provinces lointaines en qualité de fonctionnaires se sont intégrés eux aussi à la masse des indigènes. C.L. Féraud raconte qu'en 1848, il fit connaissance à Béjaïa de Cheikh Hassen Ben Ouareth qui lui apprit que certaines tribus locales descendraient de « Roumain » : « Les Aït Ali ou-Rouma, dans la tribus des Ouled Abdel Djebar, sur « la rive droite de l'oued Soummam ; tous les habitants de fraction _ « qui se compose de trois villages : Ighil Ibezerad, Tiachafen, Aït Allaoua sont très fiers et très jaloux d'une origine qui les fait descendre, assurent-ils, des anciens possesseurs de Bougie (Saldae) envahie par des conquérants et refoulés dans l'intérieur des terres. Ils appuient leurs prétentions sur l'analogie même du nom de leur fraction. Le village d'lghzer el Kobla, dans la fraction des Aït Ferguane chez les Béni-Immel, ses habitants affirment aussi descendre des chrétiens chassés de Tiklat (ancienne Tubusuptus). [6]

Il faut dire que le mot « Rouman » désignait sans distinction, Romains, Vandales, Grecs (Byzantins) et tous ceux qui n'étaient pas d'origine berbère, et que le mot « Afariq » désignait les Berbères romanisés. L'intégration de tous ces éléments à la société indigène ne se fit que lentement et progressivement en raison des dispositions consenties aux non-musulmans aux débuts de l'Islam. Les Emirs de l'Ifriqia les utilisèrent à leur service dans l'armée et dans l'administration.

Ziadat Allah (817- 83 s'en servit pour combattre les troubles fomentés par les Milices arabes, son général se nommait Ben Abdellah El Ifriqi (ce qui atteste son origine) ; Abou Mohamed Ziadat Allah II (863-864) avait pour chef de sa garde Foutouh El Massihi (sans doute en raison de la religion qu'il continuait à pratiquer) ; Abou Ishaq Ibrahim Ben Ahmed (Ibrahim II) (875-902) avait comme chef de bureau de l'impôt foncier, Sawada d'origine chrétienne.

L'historien El Yacoubi [7] contemporain de l'Emir Ibrahim II, visitant l'Ifriqia écrivait : « Les populations de l'Ifriqia se composent : « d'Arabes, de Perses et d'Autochtones composés de Berbères, Roum et Afriq. Les Berbères constituent la grande majorité de la population et parlent leur langue ; ils sont groupés en tribus indépendantes les unes des autres. Les descendants de Byzantins « constituent des îlots aux flancs des Aurès et dans la plaine de l'Ifriqia. Les Afariq [8] reste des Berbères romanisés, qui n'avaient pas encore embrassé l'Islam, résident dans les anciennes places fortes byzantines souvent aux côtés des Roums, et parlent un « berbère latinisé ... »

Un siècle après, El Bekri faisant le même voyage, mentionne l'existence de Rouman mais point d'Afariq, ce qui laisse supposer que les Berbères romanisés se sont réintégrés dans leurs tribus d'origine ou avaient constitué des communautés spécifiques.

Les descendants des immigrés d'origine grecque qui se fondirent par métissage dans la masse des habitants locaux et les descendants des Berbères romanisés ou des colons Romains n'étaient pas, du reste, également répartis dans tout le territoire ; ils étaient plus nombreux dans le royaume des Aghlabides plus tolérants sans doute que leurs voisins les Ibadides de Tahert, démocratiques dans leurs institutions, mais très actifs et convainquant dans leur action prosélytique.
Mouloud GAID - Extrait de "HISTOIRE DE BEJAIA ET DE SA REGION" depuis l'antiquité jusqu'a 1954 - Edition MIMOUNI 1976
[Haut]

[1] Les Romains désignaient par Quinquegentiens les cinq tribus les plus importantes de la Kabylie qui les avaient continuellement combattus et ne s'étaient jamais soumises.
C'étaient : ifenaïen, Imsissen (sur le versant oriental), Ait Irthèn, Ait Feraoucen, Ait Ghobrini ( sur le versant occidental ).

[2] Receuil des notices et mémoires de la Province Constantine, p. 304

[3] Ibn Khaldoun. - Histoire des Berbères T.I pp 257-7.

[4] Idem, p. 291.

[5] Les français prétendaient que la tribu d' Idjissen descendaient de Carthaginois en raison de leurs m urs et du type de tatouages portés par leurs femmes.

[6] C.L. Feraud. - Revue africaine, 1857, n° 12.

[7] El Yacoubi ( Abou El Abbas Ahmed Ibn Yacoub ) d'une famille de hauts fonctionnaires de l'empire abbassides, fut lui même homme de gouvernement auprès de plusieurs souverains orientaux plus ou moins dépendants de Baghdad. Pour le service de ses maitres ou pour sa propre satisfaction, il voyagea beaucoup, séjournant dans les pays et y menant des enquêtes. Agent au pouvoir, et moins géographe qu'historien, il se montre avant tout curieux des populations et des revenus que l'Etat en tire. Il a écrit le résultat de ses investigations dans le « Kitab el Buldan ». Il mourut en 284 (897. J.C)

[8] Les Afariq sont les Béni-Fergan (Berbères romanisés, les africains en langue berbère). Persécutés par les Vandales, ils se regroupèrent autour des places fortes quand vinrent les Byzantins, ils y étaient quand vinrent les Arabes. Les guerres les acculèrent à décrocher pour se réfugier dans les montagnes qui prirent leur nom : Béni-Fergan. Ceux qui demeurèrent dans la plaine autour des centres fortifiés devinrent musulmans très tôt, mais on continua à les appeler les Béni-Fergan.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 10:13

Un peu d'histoire.....

Ifigha a abrité la famille du dernier roi d'Alger, Ahmed Belkadi. Son tombeau à Achallam en atteste. Notre village doit connaitre son histoire pour comprendre qu'il est important de le préserver car il fait parti du patrimone historique mondial. Boulifa l'avait déjà signalé en 1909 et aujourd'hui il est important de le reconstruire et de le réveiller. Ifigha est la preuve d'une histoire et d'un passé prestigieux où les femmes étaient respectées et écoutées.

Il faut savoir qu'à partir de 1625-1626. la famille Bel Kadi (ancien roi de Koukou dont le tombeau est visitable à Achallam, commune d'Ifigha) est connu sous le nom de Oulad Bou Khettouch.

Les descendants de Bou Khettouch existent encore à Tamda, à Djemâa Sahridj et à Souama, ils disposent d'un certain nombre de documents attestant cette ascendance. La fille de Amar Bel Kadi Ben Khettouch marié avec Si Chérif Boutouch des Aït Boutouch de la tribu des Aït Idhourar eut un fils qui devint plus tard Caïd du Sebaou et Bey du Tittri. Ses descendants s'étaient établis à Blida.
Revue africaine T7, p. 293 p.8, p.365

Il est important de le savoir pour retracer l'histoire de notre village qui doit réparer ses blessures laissées par la guerre d'Algérie.

L'armée française y avait établie une SAS. Ces fameux services administratifs spécialisés qui ne disait pas leur vraie utilité. Nos anciens ont eu affaire à leurs services et il est certain que nul n'en a conservé un très bon souvenir.

Un peu d'histoire.....

# Posté le samedi 14 novembre 2009 08:51